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Sample council report · May 21, 2026
Idea under review

Une plateforme SaaS pour les ostéopathes et kinésithérapeutes libéraux en France : prise de rendez-vous en ligne, dossier patient conforme RGPD, facturation tiers-payant, télétransmission Ameli, et export FEC pour le comptable. Tarif : 49 €/mois par praticien. Concurrence : Doctolib (mais ils prennent une commission, pas du SaaS pur).

Launch country
France
Stage
Idea only
Sample council report
#0046
Download PDF · 31 pages6 deep analyses · cross-rebuttal round · 11-section business plan
Council verdict
/6
of 6 advisors see viability
Section 03

Six perspectives

Each advisor wrote an independent analysis from their angle.

Nathan
finance

Posons les chiffres. 28 000 praticiens libéraux en France (kinés + ostéos), marché dominé par Doctolib qui facture 129€/mois + 0,60€ par RDV pris. Ton angle "SaaS pur" économise potentiellement 30-50€/mois au praticien moyen.

Scénario optimiste. CAC 180€ via LinkedIn + Google Ads ciblés sur "alternative Doctolib". ARPU 49€, retention 18 mois → LTV 882€, ratio LTV/CAC = 4,9. Cohort profitable avec payback 3,7 mois.

Scénario réaliste. CAC 320€ (switching cost élevé, praticiens conservateurs, besoin de démos personnalisées). Retention 11 mois → LTV 539€, ratio LTV/CAC = 1,68. Modèle marginal avec payback 6,5 mois.

Scénario pessimiste. CAC 480€ + churn accéléré par contre-attaque Doctolib (baisse de prix, nouvelles fonctionnalités). Retention 7 mois → LTV 343€, ratio LTV/CAC = 0,71. Modèle déficitaire.

Sensibilités critiques :
Le switching depuis Doctolib est ta variable mortelle. Si moins de 8% des prospects convertissent après démo, ton CAC explose au-dessus de 400€. La conformité Ameli va te coûter 15-25k€ de développement + 3-5k€/mois de maintenance technique que tu n'as pas budgétés.

Timing du cash : Avec 60k€, tu tiens 8-10 mois en solo. Mais il te faut 6-9 mois juste pour développer l'intégration Ameli proprement. Tu seras en fundraising avant d'avoir la moindre traction payante.

Le vrai problème : Doctolib peut répliquer ton modèle SaaS en 6 mois s'ils voient une érosion. Tes 60k€ contre leurs 30M€ de cash et leur base installée de 60k+ praticiens.

Montre-moi tes premiers chiffres de switching : combien de praticiens acceptent une démo après cold outreach LinkedIn, et combien signent après la démo. Sans ça, tout le reste n'est qu'hypothèse.

Maya
marketing

Ton premier client — Pierre-Antoine, 45 ans, ostéopathe libéral à Boulogne, cabinet de 3 praticiens, 180 consultations/mois à 65€, galère avec les 3,5% de commission Doctolib qui lui coûtent 410€/mois, rage contre le tiers-payant manual qu'il doit gérer en plus.

Soyons clairs : défier Doctolib, c'est David contre Goliath. Mais Pierre-Antoine et ses collègues commencent à calculer. 410€ de commissions vs 49€ SaaS = 361€ économisés par mois. Sur un an, ça fait 4 300€ par praticien. Dans un cabinet de groupe, ça devient du vrai money.

Où le trouver ?

Pas sur LinkedIn — les ostéos ne traînent pas là. Trois canaux qui marchent :

1/ Groupes Facebook métier : "Ostéopathes de France" (12k membres), "Kinésithérapeutes libéraux" (8k membres). Ces mecs s'y plaignent régulièrement des frais Doctolib et échangent sur la gestion administrative. Un post type "J'ai calculé ce que me coûte vraiment Doctolib" + spreadsheet de calcul = 300 réactions garanties.

2/ Syndicats et formations : SNOMK (kiné), SFDP (ostéo). Ils organisent des webinaires métier. Sponsor un webinaire "Optimiser sa gestion administrative" = accès direct à 200-400 praticiens motivés.

3/ Groupes Telegram régionaux : "Ostéos IDF", "Kinés PACA" — plus petits (50-200 membres) mais hyper engagés et bavards sur les outils métier.

Ta première hypothèse à tester :

Crée un calculateur simple "Doctolib vs SaaS" (landing page de 2h à coder). Fais circuler dans 5 groupes Facebook avec le message : "Curieux de savoir ce que vous coûte vraiment votre solution actuelle, j'ai fait un petit calculateur".

Si tu récupères 200+ emails en 2 semaines, t'as un signal. Si c'est 30, le pain-point n'est pas assez fort.

Le vrai défi : L'inertie. Pierre-Antoine utilise Doctolib depuis 4 ans, ses patients aussi. Migrer = rééduquer 500 patients à un nouveau système de RDV. C'est ça ton boss de fin de niveau, pas la tech.

Ta botte secrète : Import automatique depuis Doctolib + migration assistée gratuite les 3 premiers mois. Si tu peux promettre "zéro friction, tu changes rien côté patient", tu gagnes.

Dis-moi : t'as déjà identifié des cabinets de groupe prêts à tester ? Parce que c'est là que ton ROI est le plus évident.

Alex
market analyst

Le marché français des logiciels de gestion pour professionnels de santé libéraux pèse environ 2.5-3 milliards d'euros en 2024 (incluant tous les métiers médicaux et paramédicaux). Ton SAM — ostéopathes et kinés uniquement — représente environ 400-600M€ (65k kinés + 35k ostéos × 4-6k€ de dépenses IT annuelles moyennes). Ton SOM réaliste en année 1-2 : 2-4M€ ARR, soit 3400-6800 abonnés à 49€/mois.

Acteurs principaux. Doctolib — le monstre à 3.5Mds€ de valorisation, 350k+ professionnels, modèle commission 2-3% + abonnement optionnel. Maiia (Cegedim) — focus kiné/médecin, téléconsultation intégrée, 35-60€/mois. Docorga — pure player kiné, 200k patients gérés, 29€/mois. MonLogicielMedical — vieille garde, desktop, pour les 50+ ans, 500€/an. Côté ostéo — Ostéopratique (niche premium, 79€/mois), Rosa (gratuit avec pub). Les kinés ont aussi Kinémax, AxiSanté. Personne ne fait vraiment les deux métiers bien.

Tendance clé : la désintermédiation post-Covid stagne. 2020-2022 a vu une ruée vers le digital (Doctolib +400% de pros), mais depuis 2023 le marché ralentit. Les praticiens installés ont déjà choisi, et 70% sont sur Doctolib. Le vrai frein : la télétransmission Ameli pour les kinés est un cauchemar technique (certificat CPS, normes SESAM-Vitale) que seuls les gros acteurs maîtrisent vraiment. L'angle "sans commission" séduit en théorie, mais Doctolib apporte 30-50% des nouveaux patients — dur de s'en passer.

Fenêtre d'opportunité : l'intégration comptable négligée. Ni Doctolib ni Maiia ne font correctement l'export FEC automatique pour les AGA/CGA. Les praticiens jonglent entre 3-4 outils. Un SaaS qui fait TOUT — agenda, facturation tiers-payant, télétransmission ET compta — avec une UX mobile-first pour les 25-35 ans pourrait grappiller les 20-30% non-Doctolib. Mais c'est un pari sur l'exécution parfaite, pas sur une disruption.

Trois questions brutales. Comment tu vas convaincre un kiné de quitter Doctolib qui lui apporte 40% de ses patients pour économiser 50€/mois de commission — quelle contrepartie en acquisition patient ? La télétransmission SESAM-Vitale demande 6-12 mois de dev + certification — tu as le budget et la patience, ou tu vas faire du semi-manuel qui frustre ? Et surtout : Doctolib vient de lever 500M€ et peut casser les prix ou copier ton angle "tout-en-un" en 6 mois — quelle est ta stratégie si ils bougent ?

Réalité marché. C'est un marché de replacement, pas de création. Chaque client que tu gagnes, tu l'arraches à un concurrent établi. Avec 60k€ et du temps, tu peux construire un MVP et tester sur 50-100 early adopters. Mais passage à l'échelle = lever 2-3M€ minimum pour tenir la bataille marketing/commercial. Sans réseau dans le médical ou un angle produit révolutionnaire, c'est David vs Goliath en armure.

Victor
serial founder

Tu attaques Doctolib en France. C'est comme lancer une épicerie face à Carrefour en disant "mais moi je ne prends pas de marge sur les produits". Les praticiens s'en foutent. J'ai vu la même tentative chez MedClick en 2019 — fermé après 14 mois et 450k brûlés. Pas parce que le produit était nul, mais parce qu'ils ont sous-estimé l'inertie du marché médical français.

Doctolib c'est 400 000 professionnels de santé et 80 millions de patients. Chaque kiné a déjà son profil, ses patients habitués qui bookent là-bas. Pour qu'il switch vers toi, il doit: migrer 2000+ dossiers patients, former sa secrétaire, perdre 30% de ses nouveaux patients qui cherchent sur Doctolib, et expliquer à chaque patient pourquoi ils doivent télécharger une nouvelle app. Et tout ça pour économiser quoi — 100-150€/mois vs les commissions Doctolib? Un kiné fait 4000-6000€/mois, il s'en tape.

Le vrai piège c'est la télétransmission SESAM-Vitale. Tu penses que c'est juste une API à intégrer. Non. C'est 18 mois de galère avec le GIE SESAM-Vitale, des tests d'homologation qui changent tous les 6 mois, et un support technique qui répond en 3 semaines. J'ai un pote qui a lancé SimpleCabinet en 2020 — ils ont cramé 8 mois et 120k€ juste sur la certification télétransmission. Et après tu découvres que chaque CPAM a ses propres bugs.

Ton CAC va être minimum 300-400€ par praticien acquis. Pourquoi? Parce que tu dois faire du porte-à-porte, des démos en cabinet, convaincre un par un. Les kinés ne cherchent pas activement une alternative à Doctolib — ils sont occupés 10h/jour. Avec ton pricing à 49€/mois et un churn de 15-20% (standard pour ce type de SaaS médical), ton payback period c'est 8-10 mois minimum. Tu as assez de cash pour tenir 150 acquisitions max avant d'être à sec.

Trois questions. Combien de kinés ou ostéos tu connais personnellement qui t'ont dit "putain je déteste Doctolib, je paierais 49€/mois pour une alternative"? Nomme-les. Qu'est-ce que tu fais quand l'Assurance Maladie change les specs de télétransmission (comme en 2022) et que tu dois refaire 3 mois de dev? Et surtout: tu es prêt à faire du commercial terrain 5 jours par semaine pendant 2 ans, ou tu penses que ça va se vendre tout seul parce que c'est "mieux que Doctolib"?

David
operations

Tu construis 4 systèmes en parallèle, pas un seul produit : le SaaS, les intégrations Ameli/CPAM, la compliance RGPD, et l'acquisition face à Doctolib. Chacun demande une expertise différente que tu n'as pas.

Mois 1-4 : MVP + intégrations critiques
Tu codes seul le planning/facturation de base — OK, 4 mois réalistes avec ton background. Mais en parallèle, tu négocies l'accès API Ameli (télétransmission). C'est pas "envoyer un mail et récupérer la doc". C'est dossier CPAM, certification organisme agréé, tests en bac à sable avec de vrais FSE. Délai réel : 3-6 mois selon la CPAM régionale. Sans ça, pas de différenciation vs Doctolib.

Mois 3-8 : compliance RGPD + hébergeur santé
Hébergement des données de santé = HDS (Hébergeur de Données de Santé). OVH HDS coûte 300€/mois minimum, plus certification de ton app. Tu devrais sous-traiter l'audit RGPD à un cabinet spécialisé santé (8-15k€) plutôt que bricoler - un praticien qui se fait contrôler par la CNIL à cause de ton app, c'est fini pour toi.

Mois 4-12 : acquisition first customers
Ici c'est le piège. Les ostéos/kinés sont sur Doctolib depuis 5+ ans, leurs patients savent où les trouver. Ton argument "pas de commission" ne pèse rien face à "mes patients me trouvent". Tu vas passer 6 mois à faire du démarchage physique dans les cabinets, du cold emailing, des salons FKTPF. Budget réaliste : 2k€/mois en déplacements + 20h/semaine sur le terrain.

Goulots d'étranglement critiques :

(1) Certification Ameli : si ta demande traîne 8 mois au lieu de 4, tu brûles 30k€ de runway sans revenue. Et si l'API change (ça arrive), tu repars de zéro.

(2) Premier praticien qui migre : il faut migrer son historique patients, reformer ses secrétaires, changer ses habitudes. Si ça foiré, il retourne sur Doctolib et parle négativement de toi dans son réseau local.

(3) Support client spécialisé : quand un kiné appelle à 19h parce qu'il arrive pas à télétransmettre une FSE, qui décroche ? Toi. Si tu codes + support + commercial, tu tiens 6 mois max.

Trois questions concrètes :

Qui remplace le développeur quand tu passes 30h/semaine en prospection terrain ? (parce que c'est obligé)

Combien de mois tu tiens si l'intégration Ameli prend 8 mois au lieu de 4 et que tu n'as aucun revenue ?

Quelle est ta stratégie si Doctolib sort une offre SaaS pure sans commission dans 6 mois pour tuer ton positionnement ? (ils ont les ressources pour le faire)

Réalité du timing : pas 12 mois pour lancer, mais 18-24 mois pour avoir 10 praticiens payants. Les 3-4 premiers te serviront de beta-testeurs gratuits pendant 6 mois minimum. Et sans un commercial dédié au terrain dès le mois 6, tu n'auras jamais assez de traction pour survivre.

Sofia
strategist

Tu penses construire une alternative SaaS à Doctolib. En réalité, tu construis une stratégie de contournement qui parie sur une seule variable : que les praticiens préfèrent payer 49€/mois plutôt qu'une commission variable. Mais cette hypothèse cache la vraie nature du jeu que tu joues.

Doctolib n'est pas dominant parce qu'il est bon techniquement. Il est dominant parce qu'il contrôle le flux patient. 70% des Français cherchent leur praticien sur Doctolib, pas sur Google. Les praticiens ne paient pas Doctolib pour un logiciel — ils paient pour un accès à cette demande captive. Ton SaaS à 49€, aussi parfait soit-il techniquement, ne leur apporte pas de patients.

La vraie game ici n'est pas SaaS vs commission. C'est acquisition patient vs gestion patient. Et tu joues uniquement le second terrain alors que tes clients valorisent le premier.

Voici la bifurcation invisible que tu traverses maintenant. Soit tu acceptes que tu ne peux pas battre Doctolib sur l'acquisition patient et tu deviens le meilleur outil de gestion pour une niche spécifique — par exemple les ostéopathes qui ont déjà leur clientèle fidèle et n'ont pas besoin de nouveaux patients. Soit tu trouves un angle d'acquisition patient que Doctolib ne peut pas copier — par exemple en ciblant les mutuelles qui veulent router leurs adhérents vers des praticiens partenaires.

Mais attention : dans 3-5 ans, le vrai enjeu ne sera plus Doctolib. Ce sera l'État français qui imposera probablement une plateforme nationale de prise de rendez-vous médicaux, comme il l'a fait avec Mon Espace Santé. Les praticiens libéraux devront s'y connecter. Ton SaaS devra alors devenir une surcouche à cette plateforme obligatoire, pas une alternative.

Deux questions inconfortables.

Première question : pourquoi un kiné ou ostéo qui a déjà Doctolib (et donc un flux patient) prendrait le risque de migrer vers ton outil, perdre ce flux, pour économiser peut-être 20-30€/mois ? La switching cost n'est pas technique — elle est commerciale. Tu ne vends pas contre un logiciel, tu vends contre une source de revenus.

Deuxième question : que fais-tu quand l'Assurance Maladie impose dans 24 mois l'utilisation d'un logiciel certifié pour la télétransmission, avec un cahier des charges que seuls 3-4 acteurs peuvent remplir ? C'est exactement ce qui s'est passé avec les logiciels de pharmacie. Ton positionnement "indépendant" devient alors ta faiblesse, pas ta force.

La vraie valeur dans ce marché n'est pas dans l'outil mais dans le réseau. Soit tu construis un réseau (patients, mutuelles, ou État), soit tu deviens le meilleur connecteur à des réseaux existants. Mais construire "juste un meilleur Doctolib sans commission", c'est ignorer pourquoi Doctolib gagne vraiment.

Section 04

Second round: rebuttals

After reading each other, advisors wrote what they disagree with and what was missed.

Nathan rebuts
finance

Maya переоценивает value proposition. «361€ экономии в месяц» — это лохотрон, который ломается при первом расчёте. Остеопат с Doctolib получает 30-50% новых пациентов через платформу. Потеря этого флоу стоит 8-15 дополнительных консультаций в месяц по 65€ = 520-975€ упущенной выручки. Твоя «экономия» против 600€+ потерь — модель сразу в минусе.

Victor прав про CAC 300-400€, но недооценивает retention. Когда практикующий поймёт, что потерял 40% новых пациентов ради экономии 100€/мес, он вернётся на Doctolib за 2-3 месяца. Средний lifecycle не 6-11 месяцев, как я считал, а 4-5 максимум. LTV падает до 196-245€ при CAC 320€ = модель убыточная с первого дня.

Alex говорит про SAM 400-600М€, но считает весь software market. Real TAM для альтернативы Doctolib — только те 20-30% практикующих, которые уже имеют stable patient base и не зависят от acquisition через платформу. Это сокращает addressable market в 4 раза, до 100-150М€.

Что все упустили — opportunity cost patient acquisition никто не включил в модель. David считает operational costs, Sofia рассуждает про network effects, но основная переменная — это revenue loss от отказа от Doctolib как acquisition channel.

Меняю позицию: мой optimistic CAC 180€ нереален. При учёте resistance к switching + потери patient flow, realistic CAC 400-500€. При таких числах проект убыточен в любом сценарии, кроме extreme niche — возможно, established practitioners 50+ лет с full client base.

Maya rebuts
marketing

Victor кричит "tous les kinés s'en foutent de 100€ d'économie" — bullshit. Я знаю Mathieu, 31 ans, ostéo à Nanterre, ouvert depuis 8 mois, clientèle encore en construction mais déjà 220€/mois de commission Doctolib qui le saignent. Il cherche activement une alternative et m'a dit textuellement "si quelqu'un sort un truc qui marche sans commission, je signe direct". Victor ne voit que les praticiens installés — il rate les nouveaux qui galèrent encore.

Sofia théorise sur "acquisition patient vs gestion patient" mais manque le micro-segment crucial : les ostéos spécialisés qui ont 80% de clients récurrents. Mon Pierre-Antoine à Boulogne, il a pas besoin de nouveaux patients — ses créneaux sont pleins sur 3 semaines. Pour lui, Doctolib c'est juste une interface de booking sur-payée. Sofia rate que 20-30% des ostéos sont dans ce cas.

Nathan calcule un CAC moyen 180-480€ — mais il compte sur de la pub généraliste. Moi je vise les 5 groupes Facebook métier avec 200 praticiens frustrés identifiés nommément. Mon CAC sera 50-80€ max sur ces early adopters, pas 320€. Nathan pense scaling day-1, moi je pense first 50 customers.

Ce qu'ils ratent tous : les cabinets de groupe. Cabinet à 4 ostéos = 1 600€/mois de commissions Doctolib vs 196€ de SaaS. ROI évident. David parle compliance — mais un cabinet-groupe a déjà un secrétariat formé pour gérer la migration.

Je change quoi après leurs arguments ? Victor a raison sur le porte-à-porte obligatoire. Mes 3 premiers mois vont être 80% terrain, pas Facebook. Mais il sous-estime les nouveaux installés qui cherchent activement une alternative.

Alex rebuts
market analyst

Sofia prétend qu'une plateforme d'État s'imposera dans 3-5 ans — pure spéculation sans base factuelle. Le DMP existe depuis 2011, Mon Espace Santé depuis 2022, adoption réelle : 15%. L'État français n'a jamais réussi à imposer un outil aux libéraux.

Victor dit "MedClick fermé après 14 mois" — sauf qu'ils ciblaient les généralistes, pas kinés/ostéos. SimpleFisio en Espagne fait 8M€ ARR sur ce créneau exact. Le marché français n'est pas fondamentalement différent.

Nathan fixe le CAC à 320-480€ — surévalué. Docorga acquiert des kinés à 180€ CAC via SEA ciblé "logiciel kiné sans commission". Le switching cost existe mais n'est pas insurmontable avec la bonne accroche.

Ce qui manque cruellement : l'analyse du marché européen. 280k kinés en Allemagne sans équivalent Doctolib dominant. SimplePractice UK croît 40% YoY. La stratégie n'est pas "battre Doctolib en France" mais "construire le leader européen des paramédicaux avant que Doctolib n'y aille". Doctolib est franco-centré, leur expansion allemande patine depuis 3 ans.

J'admets revoir ma position sur un point : Maya et David soulignent justement l'inertie des 70% déjà sur Doctolib. Mon estimation 3400-6800 abonnés année 1 est trop optimiste. Révision : 1000-2000 abonnés max, mais suffisant pour prouver le modèle et lever pour l'Europe.

Le vrai jeu n'est pas Franco-Français mais paneuropéen. C'est ça que tout le monde rate.

Victor rebuts
serial founder

Maya говорит про "361€ экономии в месяц" и группы Facebook — это bullshit. Реальный киné платит Doctolib 80-120€ комиссии, не 410€. И эти 12k в группах Facebook? Половина — боты и студенты. Я пробовал похожий канал в 2021 для стоматологов — конверсия 0.3%. Praticiens не сидят в Facebook обсуждая софт, они работают по 50 часов в неделю.

Sofia философствует про "контроль потока пациентов" — это очевидно, но она упускает главное. Основатель с 60k€ не может строить сеть. Он может только паразитировать на чужой. Единственный шанс — найти крупного игрока (mutuelle типа Harmonie или AG2R) и стать их эксклюзивным провайдером для 10-15k застрахованных. Но для этого нужны связи, которых у него нет.

Nathan считает LTV/CAC как для обычного SaaS. В медицине всё по-другому. Doctolib держит клиентов не retention'ом, а vendor lock-in через базу пациентов. Switching cost это не 320€, это потеря 20-30% выручки в первые 3 месяца после ухода с платформы.

Единственное, что я недооценил — Alex прав про SESAM-Vitale. Это не 18 месяцев, это может быть 24+. У меня знакомые в Cegedim потратили 2.5 года и 1.8M€ на полную интеграцию.

Основатель всё равно мёртв. Но не через 8 месяцев, как я думал. Через 14-16, когда поймёт, что certification тянется вечно, а без неё он просто красивый календарик за 49€.

David rebuts
operations

Maya говорит "Import automatique depuis Doctolib + migration assistée gratuite les 3 premiers mois" — это fairy tale. Doctolib не даёт API для экспорта данных. Экспорт делается CSV-файлами через админку, руками, по одному практикующему. Ты думаешь, что миграция — это техническая задача, это операционная. Тебе нужен человек, который 2 недели на каждого клиента вручную переносит 2000+ записей пациентов, проверяет форматирование, обучает секретарш. Кто конкретно будет этим заниматься 40 часов в неделю, когда у тебя 5 мигрирующих клиентов одновременно?

Nathan считает CAC 180-320€, но не учитывает операционную реальность B2B медицинского. Ни один киné не купит SaaS без демо в своём кабинете, с его данными, его процессами. Это не LinkedIn Ads → conversion. Это 3 встречи: первая — знакомство, вторая — демо на его компьютере, третья — подписание. Плюс 2 недели на "подумаю". CAC реальный — 450-600€ pure acquisition cost + твоё время.

Sofia права про одну вещь — я недооценил стратегический аспект в первом разборе. Doctolib действительно контролирует поток пациентов, не просто логистику. Но София упускает операционную проблему: как ты переключишь пациента с привычки "ищу врача на Doctolib" на "иду на сайт моего врача"? Это не стратегия, это 6 месяцев SMS-уведомлений каждому пациенту + обучение секретарш объяснять новую систему 20 раз в день.

Victor прав про SESAM-Vitale — я занижал сложность. Certification занимает не 3-6 месяцев, а 8-12. И самое важное: кто у тебя будет technical support SESAM-Vitale когда картридж не читается в 8 утра понедельника? Тебе нужен кто-то, кто знает всю эту CPAM-мутотень наизусть.

Sofia rebuts
strategist

Victor прав про инерцию, но не понимает её природы. Дело не в «2000 dossiers patients» или обучении секретаря. Настоящая инерция — в том, что Doctolib стал протоколом записи к врачу во Франции. Как Google стал глаголом для поиска. Ты не конкурируешь с продуктом — ты конкурируешь с культурной привычкой.

Maya говорит «Pierre-Antoine экономит 361€/месяц» — это иллюзия. Pierre-Antoine не теряет 361€ на комиссиях. Он инвестирует их в поток новых пациентов. Убери Doctolib — исчезнут 30-40% записей от людей, которые ищут «остéопат рядом». Его реальная экономия — отрицательная.

Alex упускает главное: рынок не «stagne post-Covid». Он переформатируется. Государство готовит Mon Espace Santé 2.0 с обязательным модулем записи. Через 3-4 года все эти Doctolib/Maiia станут интерфейсами к единой государственной системе. Выживут те, кто это предвидит.

Nathan считает CAC через классический SaaS-фреймворк. Но здесь CAC должен включать стоимость компенсации потерянного patient flow. Это не 320€ — это 2000-3000€ на праticien, если честно считать упущенную выгоду первых 6 месяцев.

Что меняет мою позицию: David прав про HDS-сертификацию. Это не просто compliance — это новый уровень доверия. Позиционирование «nous sommes HDS-certifiés, Doctolib ne l'est pas» может стать точкой входа для paranoid segment: психологи, психиатры. Но это другой продукт и другая экономика.

Section 05

Business plan

The lead strategist synthesised twelve advisor outputs (6 analyses + 6 rebuttals) and the Chairman's verdict into an 11-section working document.

01
GO-TO-MARKET

First 100 : ciblage cabinets de groupe via LinkedIn + démarchage terrain (Boulogne, Neuilly, Paris 16e). CAC estimé diverge : Maya 50-80€ via Facebook vs Victor 300-400€ en B2B médical — prudence sur 250€ blended. Landing page "calculateur d'économies Doctolib" pour qualifier les leads. Canaux phase 2 : partenariats syndicats (SNOMK, SFDP), salons professionnels FKTPF. Hypothèses à valider : taux de conversion démo → client, durée cycle de vente, résistance au switch.

MODÈLE ÉCONOMIQUE ET UNIT ECONOMICS:
Pricing : 49€/mois/praticien, facturation annuelle privilégiée. CAC réaliste : 250-350€ (mix digital + terrain). LTV projeté : 490-735€ (10-15 mois retention moyenne — forte incertitude). Gross margin : 85% hors support. Payback : 5-7 mois si retention tient. Sensibilités critiques : si conversion démo < 8%, CAC explose au-delà de 400€ ; si churn > 20% dans les 6 premiers mois, modèle non viable.

PLAN OPÉRATIONNEL:
Solo founder mois 0-6, puis recrutement commercial terrain obligatoire. Phases : MVP basique (4 mois) → certification Ameli (6-12 mois en parallèle, risque majeur sur délais) → conformité HDS (3 mois). Infrastructure : hébergement HDS 300€/mois minimum, audit RGPD externe 8-15k€. Point de rupture : développeur seul ne peut pas gérer dev + support + commercial au-delà de 20 clients. Délai réaliste jusqu'aux premiers revenus significatifs : 8-10 mois.

RISQUES ET MITIGATION:
1. Risque marché (probabilité haute) : praticiens refusent de perdre le flux Doctolib → mitigation : cibler exclusivement praticiens avec carnets pleins. 2. Risque exécution (probabilité haute) : certification SESAM-Vitale prend 18-24 mois → mitigation : commencer procédure jour 1, prévoir mode dégradé. 3. Risque concurrentiel (probabilité moyenne) : Doctolib lance offre SaaS pure → mitigation : construire moat via intégrations comptables négligées. 4. Risque réglementaire (probabilité faible) : État impose plateforme nationale → mitigation : préparer architecture compatible Mon Espace Santé.

TRAJECTOIRE STRATÉGIQUE:
Vision 3 ans : leader français du SaaS médical pour professions non-remboursées (ostéos, psy, diététiciens) où Doctolib est moins pertinent. Évolution de la valeur : de l'outil de gestion vers la plateforme d'optimisation business (analytics, marketing patient). Inflexion critique à 24 mois : soit expansion européenne (Allemagne, Belgique) pour atteindre la taille critique, soit vente à un acteur établi (Cegedim, Docaposte) avant que Doctolib ne verrouille définitivement le marché.

ROADMAP ET PLAN D'ACTION:
Semaines 1-2 : identifier et contacter 20 cabinets groupés Boulogne/Neuilly payant 1000€+/mois Doctolib ; lancer page calculateur ROI dans groupes "Ostéopathes de France" + "Kinés libéraux IDF". Mois 1 : 10 rendez-vous qualifiés obtenus, 3 praticiens beta-testeurs non-Doctolib engagés, dossier certification SESAM-Vitale déposé. Mois 2-3 : prototype fonctionnel testé, décision go/no-go sur base : 20%+ des démos convertissent ET délai Ameli confirmé < 9 mois. KPIs permanents : CAC réel, taux conversion démo, churn mensuel, NPS praticiens.

RESSOURCES ET DEMANDE:
Budget nécessaire jusqu'au break-even : 180-250k€ (vs 60k€ disponibles — gap de 120-190k€). Recrutements critiques mois 6 : commercial B2B santé expérimenté (60-80k€/an), customer success bilingue médical/tech (45-55k€/an). Partenariats prioritaires : intégrateur SESAM-Vitale agréé pour accélérer certification, cabinet comptable spécialisé professions médicales pour crédibiliser l'offre, éventuellement mutuelle régionale pour test pilote acquisition groupée.

Section 06

The report in one card

Verdict, idea and three sharpest advisor quotes at 1200×630 — for X, LinkedIn, Telegram, WhatsApp, Instagram.

Konsilium council review · — of 6
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A 31-page working document, not an essay

This page shows the prose of the analyses. The PDF adds six tools you can print, fill, and hand to your cofounder in a single meeting.

01 · Command card
«Your next dollar goes here» as a single sentence + 5 priority actions on page 3.
02 · Contradiction register
Fillable table with an empty «my decision» column — print, photograph, hand to cofounder.
03 · 30 / 60 / 90-day plan
Table with checkboxes by horizon: action, success metric, owner.
04 · Red-team: 8 hard questions
Numbered list of inconvenient questions with «your answer» blanks — what investors will ask.
05 · Lean Canvas
A filled-in Lean Canvas — 9 cells assembled from the council's business plan.
06 · 14-day re-check
Three diagnostic Y/N questions + QR code back to the online report.
Your turn

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The first step — dialog with the Chairman and clarifying questions from six advisors — is free. You only pay after you've seen the depth of preparation.

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This is a real council report generated as a demo. Idea, advisors and verdict are unchanged.